☀️ La boutique reste sur le pont tout l’été. Frais de port offerts dès 89 € en France. Du 6 au 16 août, vos commandes seront expédiées à partir du 17. Pressé ? Commandez avant le 5 août à 23 h 59.
press Enter to searchRésultats de recherche:Aucun produit trouvé.
Compléments alimentaires et sport : preuves, risques et méthode
Le complément n’est ni une faute morale ni une promesse de performance
Le complément alimentaire occupe une place étrange dans le sport. On lui demande parfois de réparer en une gélule ce que l’entraînement, le sommeil ou l’alimentation n’ont pas construit. On le soupçonne aussi, à l’inverse, d’être une forme de dopage qui ne dirait pas son nom. Ces deux récits ont un point commun : ils évitent la vraie question.
Un complément est un outil. Sa valeur dépend d’un objectif précis, d’un ingrédient, d’une dose, d’un moment, d’une personne et d’un produit réellement conforme à ce qu’annonce son étiquette.
La réponse courte
Quelques compléments disposent d’un niveau de preuve solide dans des situations sportives définies : la créatine pour certains efforts brefs et répétés, la caféine dans des protocoles individualisés, les protéines lorsqu’elles facilitent l’atteinte des besoins, ou encore la vitamine D lorsqu’un déficit ou un besoin est établi. D’autres sont prometteurs, contextuels ou insuffisamment documentés.
La bonne méthode consiste à commencer par le besoin, puis à examiner cinq points : le niveau de preuve, la dose utile, la qualité et la traçabilité du produit, le risque d’interaction ou d’antidopage, et la place du complément dans l’ensemble entraînement–nutrition–récupération.
03:34 · LA VIDÉO D’ORIGINE
Pourquoi nous avons ouvert ce débat
Cette vidéo présente la position défendue par the main ingredient company® en 2024 sur les idées reçues entourant les compléments alimentaires sportifs et le dopage accidentel.
Le présent article reprend le sujet plus largement, avec une distinction plus nette entre preuve, réglementation, expérience de terrain et choix de formulation.
CHAPITRE 01 · LE BESOIN
Avant le produit, définir le problème
« Quel complément prendre pour le sport ? » ressemble à une question simple. Elle en contient plusieurs.
Cherche-t-on à rendre possible une séance longue, à répéter des efforts intenses, à atteindre un apport protéique, à corriger un déficit, à mieux tolérer une période de charge, à récupérer entre deux compétitions ou simplement à se rassurer ? Ces objectifs ne mobilisent ni les mêmes mécanismes, ni les mêmes ingrédients, ni la même temporalité.
C’est le premier renversement utile : on ne part pas du rayon des compléments pour lui inventer ensuite une fonction. On part d’une contrainte réelle. Parfois, la réponse sera un produit. Parfois, ce sera un repas mieux placé, davantage de sommeil, une charge d’entraînement revue ou un bilan avec un professionnel.
Un complément devient intéressant lorsqu’il résout un problème suffisamment précis pour que son effet puisse être attendu, observé et réévalué.
Performance autour d’une séance, répétition d’efforts, apport protéique, correction d’un déficit ou soutien d’une période de charge : une cible explicite évite d’acheter une promesse générale.
Un indicateur et une date de réévaluation transforment une habitude en protocole testable.
CHAPITRE 02 · LA FRONTIÈRE
Complémentation et dopage : sortir du faux duel
Un complément alimentaire réglementaire n’est pas, par nature, un produit dopant. Une substance interdite n’est pas davantage transformée en complément légitime parce qu’elle se trouve dans une poudre ou une gélule.
La frontière juridique est claire ; la réalité d’usage exige néanmoins de la vigilance. Une contamination, une adultération, une erreur d’étiquetage ou l’emploi d’un ingrédient autorisé dans l’alimentation mais interdit par les règles sportives peuvent conduire à un contrôle positif. La liste de l’Agence mondiale antidopage évolue chaque année et la responsabilité du sportif reste engagée.
Il faut donc tenir deux idées ensemble : l’immense majorité des compléments alimentaires ne relève pas du dopage, mais aucun sportif soumis à contrôle ne devrait considérer le risque comme nul.
Une méthode raisonnable pour les sportifs contrôlés
Vérifier chaque ingrédient au regard de la liste WADA en vigueur.
Préférer un produit et un lot contrôlés selon une démarche antidopage reconnue, notamment la norme EN 17444:2021.
Éviter les mélanges propriétaires dont les quantités ne sont pas détaillées.
Limiter les achats sur des circuits difficiles à tracer.
Conserver l’étiquette, le numéro de lot et la preuve d’achat.
Faire valider la stratégie par un médecin ou un diététicien du sport lorsque l’enjeu compétitif est réel.
La prudence n’est pas une condamnation du secteur. C’est une discipline professionnelle, comparable au contrôle du matériel ou à la vérification d’un protocole d’entraînement.
CHAPITRE 03 · LES PREUVES
Tous les compléments ne jouent pas dans la même catégorie
L’Australian Institute of Sport classe les aliments et ingrédients sportifs selon la force des données, leur sécurité et leur pertinence pratique. Ce cadre empêche de mettre sur le même plan un ingrédient très étudié, une hypothèse intéressante et une formule dont le récit dépasse les données.
Créatine : un effet précis
La créatine monohydrate fait partie des compléments les plus documentés. Elle peut augmenter les réserves musculaires de créatine et de phosphocréatine et soutenir la répétition d’efforts brefs, intenses et explosifs. Son intérêt dépend donc du sport, de la séance et du protocole.
Une preuve solide n’autorise pas une promesse vague. Elle permet de dire plus précisément à qui, pour quoi et dans quelles conditions l’outil peut servir.
Protéines : besoin et praticité
Les protéines contribuent à la croissance et au maintien de la masse musculaire. Une poudre ou une boisson devient surtout utile lorsque l’organisation, l’appétit, les déplacements ou l’enchaînement des séances rendent les apports alimentaires difficiles.
Le bon produit n’est pas nécessairement le plus complexe : c’est celui qui permet d’atteindre l’apport recherché sans encombrer le reste de l’alimentation.
Caféine : aiguë et personnelle
La caféine agit rapidement sur le système nerveux central. Elle peut améliorer la vigilance et modifier la perception de l’effort ; son usage sportif est bien documenté. Mais sa réponse varie avec l’habitude, la sensibilité, l’heure de prise et le contexte.
Une stratégie qui améliore une séance mais dégrade le sommeil peut devenir négative à l’échelle de la semaine.
Vitamine D : corriger avant d’optimiser
La vitamine D contribue notamment au fonctionnement musculaire normal. Son intérêt est particulièrement clair lorsqu’un déficit ou un risque de déficit est établi.
Une analyse du contexte alimentaire et, lorsque cela est pertinent, un bilan biologique valent mieux qu’une accumulation préventive de produits.
CHAPITRE 04 · LE TEMPS
Effet aigu, adaptation progressive ou correction d’un déficit
Le temps est l’une des dimensions les plus mal expliquées de la complémentation.
Un effet aigu apparaît autour d’une séance ou d’une compétition. La caféine en est l’exemple le plus évident. Un effet progressif suppose une exposition régulière et une accumulation ou une adaptation ; la créatine relève davantage de cette logique. Enfin, la correction d’un déficit suit sa propre temporalité et ne doit pas être confondue avec un effet ergogène immédiat.
Cette distinction change la manière d’évaluer un produit. On ne juge pas une stratégie de fond après une seule prise. On ne poursuit pas non plus pendant des mois un produit censé agir immédiatement sans jamais réexaminer son intérêt.
Temporalité
Question utile
Exemple de logique
Autour de l’effort
L’effet est-il perceptible ou mesurable pendant la séance ?
Vigilance, énergie, hydratation
Jours ou semaines
La régularité permet-elle une adaptation pertinente ?
Réserves de créatine, organisation des apports
Correction
Existe-t-il une insuffisance identifiée ?
Vitamine D ou autre micronutriment
Long terme
La stratégie reste-t-elle cohérente avec le sommeil et la charge ?
Réévaluation globale
CHAPITRE 05 · LA FORMULATION
Biodisponibilité : un mot utile, souvent trop chargé
La quantité affichée sur une étiquette n’est pas toujours la quantité effectivement disponible pour l’organisme. La matrice, la solubilité, la forme chimique, les autres ingrédients, le moment de prise et les caractéristiques de la personne peuvent modifier l’absorption et l’utilisation.
Mais « biodisponible » ne signifie pas automatiquement « efficace », et une forme liquide ne garantit pas à elle seule une assimilation complète.
L’ingrédient est correctement identifié.
Il est présent à la dose annoncée.
Sa formulation permet une disponibilité plausible ou documentée.
Un effet pertinent est observé chez l’humain, idéalement sur le produit ou une formulation comparable.
La formulation mérite donc mieux qu’un slogan. C’est un travail d’architecture : choisir une matière, maîtriser sa concentration, penser les associations et produire une expérience d’usage suffisamment simple pour être suivie dans le temps.
Le mot « synergie » séduit parce qu’il promet que deux ingrédients produiront plus que leur somme. Parfois, une association répond à une logique physiologique ou pratique solide. Mais plus une formule contient d’ingrédients, plus il devient difficile de savoir si chacun est présent à une dose utile, s’il interagit avec les autres et ce qui produit réellement l’effet observé.
La personnalisation ne consiste pas à empiler des produits selon son humeur. Elle consiste à relier une stratégie à la discipline, au calendrier, aux habitudes alimentaires, à la tolérance digestive, au sommeil, aux médicaments éventuels et au statut antidopage.
Le meilleur protocole n’est pas le plus impressionnant. C’est celui dont chaque élément possède une fonction et dont l’ensemble reste compréhensible.
CHAPITRE 07 · NOTRE TERRAIN
Spiruline, phycocyanine et terrain sportif
La spiruline apporte naturellement des protéines et différents micronutriments. La phycocyanine, son pigment caractéristique, fait l’objet de recherches et d’allégations encore en discussion selon les fonctions considérées. Ces données permettent d’explorer des mécanismes et des usages ; elles ne dispensent pas d’examiner la dose, la formulation et les preuves disponibles sur le produit fini.
Chez the main ingredient company®, nous travaillons la spiruline et la phycocyanine sous forme liquide, avec une attention portée à la formulation, à la concentration et à l’usage quotidien. Cette approche exprime un choix de conception. Elle ne transforme pas automatiquement chaque hypothèse sur un ingrédient en résultat démontré chez tous les sportifs.
L’expérience partagée avec des athlètes, parmi lesquels Kevin Tillie, nourrit notre compréhension du terrain : contraintes de calendrier, régularité, tolérance, récupération perçue. Ces retours sont précieux pour formuler et poser de meilleures questions. Ils restent des observations de terrain, distinctes d’un essai clinique.
La science décrit des effets moyens dans des conditions données. Le terrain révèle les questions qu’une moyenne ne suffit pas toujours à résoudre. Le progrès naît de leur dialogue, pas de leur confusion.
Explorer l’univers Sport
Découvrir les choix de formulation et les produits associés à l’endurance, à la charge et à la récupération.
Une phrase suffit : « mieux répéter des efforts brefs », « atteindre mon apport protéique pendant les déplacements », « corriger un déficit identifié ». Si l’objectif ne peut pas être formulé clairement, le produit arrive probablement trop tôt.
Charge tolérée, répétitions, perception de l’effort, qualité du sommeil, confort digestif, régularité de l’apport : choisir un indicateur cohérent, sans transformer chaque sensation en preuve.
Introduire plusieurs produits à la fois rend l’interprétation presque impossible. Une stratégie lisible permet de comprendre ce qui aide, ce qui ne change rien et ce qui gêne.
La durée dépend du mécanisme attendu. Elle doit être définie avant de commencer, avec un point d’arrêt. Un complément ne mérite pas une place permanente par simple habitude.
Nom, composition, dose, numéro de lot, contrôles et circuit d’achat : l’efficacité supposée d’un ingrédient ne compense pas l’incertitude sur le produit consommé.
CONCLUSION
La complémentation commence par une hiérarchie
L’entraînement crée le signal. L’alimentation fournit l’énergie et les matériaux. Le sommeil et la récupération permettent l’adaptation. Le complément intervient ensuite, lorsqu’une contrainte précise, une preuve suffisante et un produit correctement maîtrisé se rencontrent.
Ce cadre n’affaiblit pas la complémentation. Il lui rend sa véritable puissance : celle d’un outil spécialisé, choisi avec assez de précision pour ne pas avoir à devenir une croyance.
Un complément alimentaire ne remplace pas une alimentation variée et équilibrée ni un mode de vie sain. En cas de pathologie, de traitement, de grossesse, d’effet indésirable ou de pratique sportive soumise à contrôle, demander l’avis d’un professionnel compétent.
Paul Renaudie : l'ascension d'un champion du demi-fond français soutenu par the main ingredient company EFSA - COMPLIANT 2024.10 Paul Renaudie, athlète français spécialiste du demi-fond, incarne l'excellence et la persévérance dans le monde de l'athlétisme. Son parcours remarquable et sa récente collaboration avec the main ingredient company illustrent parfaitement comment les compléments alimentaires [...]
Team TMIC® Son Package : Curcumine ω + Phycocyanine ω x35 + Safran ω Les Crossfit Games, le rêve en marche de Guillaume Briant. Guillaume Briant s'ouvre la porte des Nobull Crossfit Games. Nous publions la dernière partie d'une interview réalisée il y a plus d'un an dans laquelle il partage ses ambitions et ses [...]
la Phycocyanine ω X35 est juste «dingue» en me permettant de conserver une continuité au niveau de mon énergie dans les moments les plus exigeants the main ingredient company est une révélation ! En tant que coach Sportif avec des journées très intenses du point de vue psychologique et physiologique consistant à se dépasser et [...]
Kevin Tillie : "the main ingredient" a changé ma vie ? Dans le monde compétitif du sport de haut niveau, chaque avantage compte. Un athlète doit constamment chercher des moyens pour améliorer sa performance, sa récupération et son bien-être général. Parmi les athlètes qui ont trouvé un avantage considérable, Kevin Tillie se distingue. Ce [...]
Compléments alimentaires et sport : preuves, risques et méthode
ENQUÊTE · PERFORMANCE · NUTRITION
Le complément n’est ni une faute morale ni une promesse de performance
Le complément alimentaire occupe une place étrange dans le sport. On lui demande parfois de réparer en une gélule ce que l’entraînement, le sommeil ou l’alimentation n’ont pas construit. On le soupçonne aussi, à l’inverse, d’être une forme de dopage qui ne dirait pas son nom. Ces deux récits ont un point commun : ils évitent la vraie question.
Un complément est un outil. Sa valeur dépend d’un objectif précis, d’un ingrédient, d’une dose, d’un moment, d’une personne et d’un produit réellement conforme à ce qu’annonce son étiquette.
03:34 · LA VIDÉO D’ORIGINE
Pourquoi nous avons ouvert ce débat
Cette vidéo présente la position défendue par the main ingredient company® en 2024 sur les idées reçues entourant les compléments alimentaires sportifs et le dopage accidentel.
Le présent article reprend le sujet plus largement, avec une distinction plus nette entre preuve, réglementation, expérience de terrain et choix de formulation.
CHAPITRE 01 · LE BESOIN
Avant le produit, définir le problème
« Quel complément prendre pour le sport ? » ressemble à une question simple. Elle en contient plusieurs.
Cherche-t-on à rendre possible une séance longue, à répéter des efforts intenses, à atteindre un apport protéique, à corriger un déficit, à mieux tolérer une période de charge, à récupérer entre deux compétitions ou simplement à se rassurer ? Ces objectifs ne mobilisent ni les mêmes mécanismes, ni les mêmes ingrédients, ni la même temporalité.
C’est le premier renversement utile : on ne part pas du rayon des compléments pour lui inventer ensuite une fonction. On part d’une contrainte réelle. Parfois, la réponse sera un produit. Parfois, ce sera un repas mieux placé, davantage de sommeil, une charge d’entraînement revue ou un bilan avec un professionnel.
Un complément devient intéressant lorsqu’il résout un problème suffisamment précis pour que son effet puisse être attendu, observé et réévalué.
1. Quel est l'objectif exact ?
Performance autour d’une séance, répétition d’efforts, apport protéique, correction d’un déficit ou soutien d’une période de charge : une cible explicite évite d’acheter une promesse générale.
2. Existe-t-il des données humaines pertinentes ?
Une hypothèse mécanistique ou une étude sur un ingrédient ne suffit pas toujours à prédire l’effet d’une formule réelle chez un sportif donné.
3. La dose correspond-elle à l'usage étudié ?
Une belle liste d’ingrédients peut masquer des quantités trop faibles ou une temporalité incohérente avec l’objectif.
4. Le produit est-il traçable et compatible avec l'antidopage ?
Composition, lot, circuit d’achat et contrôles doivent pouvoir être documentés, particulièrement pour un athlète soumis à contrôle.
5. Comment décidera-t-on de le conserver ?
Un indicateur et une date de réévaluation transforment une habitude en protocole testable.
CHAPITRE 02 · LA FRONTIÈRE
Complémentation et dopage : sortir du faux duel
Un complément alimentaire réglementaire n’est pas, par nature, un produit dopant. Une substance interdite n’est pas davantage transformée en complément légitime parce qu’elle se trouve dans une poudre ou une gélule.
La frontière juridique est claire ; la réalité d’usage exige néanmoins de la vigilance. Une contamination, une adultération, une erreur d’étiquetage ou l’emploi d’un ingrédient autorisé dans l’alimentation mais interdit par les règles sportives peuvent conduire à un contrôle positif. La liste de l’Agence mondiale antidopage évolue chaque année et la responsabilité du sportif reste engagée.
Il faut donc tenir deux idées ensemble : l’immense majorité des compléments alimentaires ne relève pas du dopage, mais aucun sportif soumis à contrôle ne devrait considérer le risque comme nul.
CHAPITRE 03 · LES PREUVES
Tous les compléments ne jouent pas dans la même catégorie
L’Australian Institute of Sport classe les aliments et ingrédients sportifs selon la force des données, leur sécurité et leur pertinence pratique. Ce cadre empêche de mettre sur le même plan un ingrédient très étudié, une hypothèse intéressante et une formule dont le récit dépasse les données.
Créatine : un effet précis
La créatine monohydrate fait partie des compléments les plus documentés. Elle peut augmenter les réserves musculaires de créatine et de phosphocréatine et soutenir la répétition d’efforts brefs, intenses et explosifs. Son intérêt dépend donc du sport, de la séance et du protocole.
Une preuve solide n’autorise pas une promesse vague. Elle permet de dire plus précisément à qui, pour quoi et dans quelles conditions l’outil peut servir.
Protéines : besoin et praticité
Les protéines contribuent à la croissance et au maintien de la masse musculaire. Une poudre ou une boisson devient surtout utile lorsque l’organisation, l’appétit, les déplacements ou l’enchaînement des séances rendent les apports alimentaires difficiles.
Le bon produit n’est pas nécessairement le plus complexe : c’est celui qui permet d’atteindre l’apport recherché sans encombrer le reste de l’alimentation.
Caféine : aiguë et personnelle
La caféine agit rapidement sur le système nerveux central. Elle peut améliorer la vigilance et modifier la perception de l’effort ; son usage sportif est bien documenté. Mais sa réponse varie avec l’habitude, la sensibilité, l’heure de prise et le contexte.
Une stratégie qui améliore une séance mais dégrade le sommeil peut devenir négative à l’échelle de la semaine.
Vitamine D : corriger avant d’optimiser
La vitamine D contribue notamment au fonctionnement musculaire normal. Son intérêt est particulièrement clair lorsqu’un déficit ou un risque de déficit est établi.
Une analyse du contexte alimentaire et, lorsque cela est pertinent, un bilan biologique valent mieux qu’une accumulation préventive de produits.
CHAPITRE 04 · LE TEMPS
Effet aigu, adaptation progressive ou correction d’un déficit
Le temps est l’une des dimensions les plus mal expliquées de la complémentation.
Un effet aigu apparaît autour d’une séance ou d’une compétition. La caféine en est l’exemple le plus évident. Un effet progressif suppose une exposition régulière et une accumulation ou une adaptation ; la créatine relève davantage de cette logique. Enfin, la correction d’un déficit suit sa propre temporalité et ne doit pas être confondue avec un effet ergogène immédiat.
Cette distinction change la manière d’évaluer un produit. On ne juge pas une stratégie de fond après une seule prise. On ne poursuit pas non plus pendant des mois un produit censé agir immédiatement sans jamais réexaminer son intérêt.
CHAPITRE 05 · LA FORMULATION
Biodisponibilité : un mot utile, souvent trop chargé
La quantité affichée sur une étiquette n’est pas toujours la quantité effectivement disponible pour l’organisme. La matrice, la solubilité, la forme chimique, les autres ingrédients, le moment de prise et les caractéristiques de la personne peuvent modifier l’absorption et l’utilisation.
Mais « biodisponible » ne signifie pas automatiquement « efficace », et une forme liquide ne garantit pas à elle seule une assimilation complète.
La formulation mérite donc mieux qu’un slogan. C’est un travail d’architecture : choisir une matière, maîtriser sa concentration, penser les associations et produire une expérience d’usage suffisamment simple pour être suivie dans le temps.
CHAPITRE 06 · LA PERSONNALISATION
Synergies : additionner moins, raisonner davantage
Le mot « synergie » séduit parce qu’il promet que deux ingrédients produiront plus que leur somme. Parfois, une association répond à une logique physiologique ou pratique solide. Mais plus une formule contient d’ingrédients, plus il devient difficile de savoir si chacun est présent à une dose utile, s’il interagit avec les autres et ce qui produit réellement l’effet observé.
La personnalisation ne consiste pas à empiler des produits selon son humeur. Elle consiste à relier une stratégie à la discipline, au calendrier, aux habitudes alimentaires, à la tolérance digestive, au sommeil, aux médicaments éventuels et au statut antidopage.
CHAPITRE 07 · NOTRE TERRAIN
Spiruline, phycocyanine et terrain sportif
La spiruline apporte naturellement des protéines et différents micronutriments. La phycocyanine, son pigment caractéristique, fait l’objet de recherches et d’allégations encore en discussion selon les fonctions considérées. Ces données permettent d’explorer des mécanismes et des usages ; elles ne dispensent pas d’examiner la dose, la formulation et les preuves disponibles sur le produit fini.
Chez the main ingredient company®, nous travaillons la spiruline et la phycocyanine sous forme liquide, avec une attention portée à la formulation, à la concentration et à l’usage quotidien. Cette approche exprime un choix de conception. Elle ne transforme pas automatiquement chaque hypothèse sur un ingrédient en résultat démontré chez tous les sportifs.
L’expérience partagée avec des athlètes, parmi lesquels Kevin Tillie, nourrit notre compréhension du terrain : contraintes de calendrier, régularité, tolérance, récupération perçue. Ces retours sont précieux pour formuler et poser de meilleures questions. Ils restent des observations de terrain, distinctes d’un essai clinique.
La science décrit des effets moyens dans des conditions données. Le terrain révèle les questions qu’une moyenne ne suffit pas toujours à résoudre. Le progrès naît de leur dialogue, pas de leur confusion.
Explorer l’univers Sport
Découvrir les choix de formulation et les produits associés à l’endurance, à la charge et à la récupération.
CHAPITRE 08 · LA MÉTHODE
Construire une stratégie testable
Avant d’ajouter un complément à une routine sportive, nous proposons un protocole simple.
Étape 1 — Écrire l'objectif
Une phrase suffit : « mieux répéter des efforts brefs », « atteindre mon apport protéique pendant les déplacements », « corriger un déficit identifié ». Si l’objectif ne peut pas être formulé clairement, le produit arrive probablement trop tôt.
Étape 2 — Définir un indicateur
Charge tolérée, répétitions, perception de l’effort, qualité du sommeil, confort digestif, régularité de l’apport : choisir un indicateur cohérent, sans transformer chaque sensation en preuve.
Étape 3 — Réduire les variables
Introduire plusieurs produits à la fois rend l’interprétation presque impossible. Une stratégie lisible permet de comprendre ce qui aide, ce qui ne change rien et ce qui gêne.
Étape 4 — Fixer une durée de réévaluation
La durée dépend du mécanisme attendu. Elle doit être définie avant de commencer, avec un point d’arrêt. Un complément ne mérite pas une place permanente par simple habitude.
Étape 5 — Documenter le produit réel
Nom, composition, dose, numéro de lot, contrôles et circuit d’achat : l’efficacité supposée d’un ingrédient ne compense pas l’incertitude sur le produit consommé.
CONCLUSION
La complémentation commence par une hiérarchie
L’entraînement crée le signal. L’alimentation fournit l’énergie et les matériaux. Le sommeil et la récupération permettent l’adaptation. Le complément intervient ensuite, lorsqu’une contrainte précise, une preuve suffisante et un produit correctement maîtrisé se rencontrent.
Ce cadre n’affaiblit pas la complémentation. Il lui rend sa véritable puissance : celle d’un outil spécialisé, choisi avec assez de précision pour ne pas avoir à devenir une croyance.
Sources et repères
Un complément alimentaire ne remplace pas une alimentation variée et équilibrée ni un mode de vie sain. En cas de pathologie, de traitement, de grossesse, d’effet indésirable ou de pratique sportive soumise à contrôle, demander l’avis d’un professionnel compétent.
Related Posts
Paul Renaudie, 1500m & 210 secondes pour gagner.
Guillaume Briant, Interview part III
Boris Bernard, Coach Crossfit : son expérience des compléments naturels de the main ingredient
Kevin Tillie : « the main ingredient » a changé ma vie.